Jerricans, fûts et récipients appartiennent à toute scène de ravitaillement autant qu'aux garde-boue des engins eux-mêmes. La rubrique propose les jerricans allemands, américains et britanniques de la Seconde Guerre mondiale, les fûts de 200 litres en état neuf comme cabossé, les arrosoirs de campagne, les burettes à huile, les seaux, les bidons d'eau potable et les bidons plastiques des armées actuelles, du 1/144 au 1/16. Vous verrez plus bas ce qui appartient à quelle époque et comment peindre ces récipients pour qu'ils ne fassent pas jouet.
Aucun engin ne roule sans carburant, et c'est pourquoi les bidons et les fûts comptent parmi les équipements les plus photographiés sur les véhicules réels. On trouve ici le jerrican métallique de 20 litres et ses équivalents britanniques de 2 et 4 gallons, les bidons parallélépipédiques à essence, les fûts à carburant et à huile, les arrosoirs utilisés pour recompléter les radiateurs, les bidons d'eau potable de 5 litres et, pour les armées contemporaines, des bidons et caisses en plastique de couleur vive. Les versions endommagées, fûts cabossés en tête, donnent à la scène une histoire.
La règle de la branche s'applique ici sans nuance : on prend le récipient à l'échelle du modèle. L'offre la plus large accompagne les maquettes de véhicules militaires 1/35, tandis que les lots nombreux, dont un poste de ravitaillement entier sort d'une seule boîte, visent les maquettes 1/72. Le palier intermédiaire est le 1/48, et les amateurs de grands formats trouvent aussi des bidons pour les maquettes 1/16 et 1/18.
Le bidon métallique à nervures en croix appartient aux véhicules allemands, les boîtes rectangulaires de 4 gallons au désert britannique, et les fûts plastiques aux sujets actuels. Les intitulés précisent le pays et la période : il suffit de s'en tenir au thème du diorama.
Des rangées de fûts propres conviennent à un dépôt ; les pièces cabossées et rouillées à une scène de première ligne. Le mélange fonctionne le mieux : la plupart des récipients intacts, un renversé, un percé. Ce sont ces petits accidents qui rendent une scène vivante.
Fûts et bidons sont aussi un excellent terrain d'exercice pour la patine : petites surfaces, arêtes marquées, coulées faciles à placer. Vous y essaierez la rouille et l'écaillage avant de vous attaquer à un char entier, et le résultat trouvera toujours sa place sur un diorama.