La lime enlève la matière plus vite que l'abrasif et tient mieux la forme : c'est l'outil qu'on prend juste après avoir détaché une pièce de la grappe. Les limes de maquettiste ont une taille très fine et des sections réduites, de sorte qu'elles entrent là où un outil d'atelier n'a aucune chance : fentes, logements, arêtes intérieures. La catégorie comprend les jeux de limes aiguilles aux sections plate, demi-ronde, carrée, ronde et triangulaire, les limes en verre à abrasif très fin, les plaquettes diamantées, les râpes pour un enlèvement rapide, et les grattoirs et racloirs qui travaillent en tirant plutôt qu'en frottant.
La section détermine l'accès : une lime plate reprend une face et une arête, une demi-ronde fait les deux à la fois, une ronde ouvre et égalise un trou, une triangulaire nettoie un angle vif. Côté matière, l'acier taillé mord fort, la lime en verre laisse une surface beaucoup plus lisse, et le diamant vient à bout de la résine dure, du métal et du mastic époxy durci, que l'acier fin n'attaque plus bien.
Une lime coupe en poussant : on appuie à l'aller, on relâche au retour. Frotter dans les deux sens arrondit les dents et polit la matière au lieu de l'enlever. Sur le plastique, un geste long et léger évite l'échauffement, qui transforme les copeaux en pâte collée sur la taille.
Une lime chargée de plastique ne coupe plus et raye la surface. Elle se nettoie à la brosse métallique dans le sens de la taille, ou à la pointe pour une dent isolée. Les limes en verre se rincent simplement.
La lime laisse toujours des traces plus profondes que le ponçage final. On enchaîne donc sur un grain moyen, puis fin, avec une cale à poncer ou une éponge selon la forme. Un racloir passé à plat supprime les dernières traces sans creuser.
Pour la résine et le métal, les versions diamantées restent les plus endurantes ; voyez aussi les outils pour mini-perceuses.