Le papier abrasif — ou papier de verre — reste l'abrasif le plus employé de l'atelier. Les qualités destinées au maquettisme se distinguent par la régularité du grain, qui ne se détache pas, et par un support qui supporte le travail à l'eau. Vous trouverez ici des feuilles libres à découper au format voulu, des bandes et pastilles autocollantes à coller sur une cale ou sur une tête de machine, des papiers résistants à l'eau pour le ponçage humide, des papiers siliconés et des assortiments réunissant plusieurs grains dans un même étui. Les grains s'échelonnent du dégrossissage jusqu'aux films de polissage les plus fins.
Le nombre indique la finesse : plus il est élevé, plus la rayure est courte. On attaque vers 180 ou 280 pour un excès de matière, on travaille généralement entre 400 et 1000 pour un joint mastiqué, et on continue au-delà pour une surface qui restera brillante. Deux grains consécutifs suffisent rarement à tout faire : trois étapes donnent presque toujours un meilleur résultat que deux passages acharnés sur le même papier.
À la main, le papier suit les doigts et creuse la surface irrégulièrement. Collé sur une cale à poncer ou glissé dans un porte-papier, il garde la surface plane. Les bandes autocollantes évitent la colle et se remplacent en quelques secondes.
Un papier résistant à l'eau, trempé puis passé avec une goutte d'eau savonneuse, charge beaucoup moins et laisse une surface plus nette. On rince la pièce et on la sèche entièrement : une humidité résiduelle piégée dans un recouvrement remonte sous l'apprêt.
Découpez de petits carrés et pliez-les en trois : le pli garde sa tenue, la face usée se retourne et le même morceau sert deux ou trois fois plus longtemps. Pour un angle, enroulez le papier sur un profilé ou un cure-dent plutôt que d'appuyer avec l'ongle.
Les supports, cales et patins sont réunis dans la section ponçage.