Deux mains ne suffisent pas, puisque l'une doit tenir la pièce — et c'est tout le problème que cette catégorie résout. Les pinces et clips saisissent les petites pièces pendant la peinture et se posent sur un socle ou se plantent dans une base ; les râteliers gardent les grappes à la verticale et visibles ; les étaux à rotule et les étaux de table immobilisent un ensemble sous n'importe quelle inclinaison ; les poignées de peinture permettent de tourner une figurine ou un fuselage sans toucher la surface fraîche. On trouve aussi des berceaux de montage, qui tiennent une coque ou un fuselage d'aplomb pendant que la colle prend.
Pour une petite pièce peinte, le clip à mâchoires fines monté sur tige reste la solution la plus souple : on le plante, on tourne, on repose. Pour une pièce lourde ou un ensemble complet, il faut un étau — à rotule si l'on veut travailler sous un angle choisi, de table si l'on exerce une pression, par exemple au perçage ou au limage. Les poignées de peinture, elles, existent surtout pour les figurines et les petits sous-ensembles, où la prise directe laisserait des traces de doigts.
La règle est de ne jamais reposer une pièce fraîchement peinte : elle reste sur son support jusqu'au séchage complet. Préparez donc plus de clips que de pièces, et étiquetez les grappes si plusieurs teintes se suivent. Les pinceaux et l'aérographe demandent tous deux cette logique.
Un joint bien fermé a besoin d'une pression légère et continue, pas d'une main. Deux clips et un berceau tiennent mieux un fuselage qu'un serrage énergique, qui déforme la pièce. Pour les assemblages longs, une colle lente laisse le temps de placer les appuis — voyez les colles pour plastique.
Dès qu'un outil tourne ou pousse, la pièce doit être fixe. Un étau de table avec mors garnis évite les marques, et les outils électriques deviennent beaucoup plus précis dès que la pièce ne bouge plus.
Pour les pièces maintenues provisoirement sans serrage, voyez la pâte adhésive.