Komakai publie des dossiers photographiques destinés à ceux qui montent des machines de compétition. Ce ne sont pas des livres d'histoire : tout l'ouvrage tient dans les clichés d'une voiture précise — habitacle, compartiment moteur, suspensions, fixation de carrosserie, inscriptions et habillage des partenaires. Le champ couvert va des voitures d'endurance aux spéciales de rallye et aux monoplaces, avec trois volumes consacrés aux motos de route et de course. Les sujets français et européens y sont bien présents : Renault 5 Turbo au Monte-Carlo 1981, l'équipage Peugeot Talbot aux 24 Heures du Mans, la Xsara WRC, la Williams-Renault, la Bugatti Type 35B. Pour qui veut monter une machine d'une saison donnée, c'est la source la plus directe.
Une voiture de course change d'une épreuve à l'autre. L'habillage diffère, parfois la forme des appendices aérodynamiques, la disposition des prises d'air et la couleur des pièces. Or le kit fixe une configuration et sa planche de décalcomanies couvre en général un ou deux engagements. Si vous visez une course précise, il vous faut des images de cette saison-là — c'est exactement ce que ces volumes fournissent. Pour les motos, le principe est le même : au lieu de l'habitacle, ce sont le cadre, le cheminement de l'échappement et la fixation du carénage qui se vérifient.
Décidez quel engagement vous reproduisez, puis comparez le kit aux photographies. Les écarts se trouvent le plus souvent dans l'habillage et dans des détails de capot et d'habitacle ; il s'agit rarement d'interventions lourdes, mais ce sont des points qu'un connaisseur repère immédiatement sur le résultat.
Sur un modèle à éléments ouvrants, c'est là que se mesure la différence entre un montage sorti de boîte et un montage conduit d'après la réalité. Les clichés montrent ce qui est noir et ce qui est métal dans le cockpit, le cheminement des durites et les points d'ancrage des harnais. Sans référence, ces choses s'estiment, et les estimations tombent rarement juste.
Une machine de compétition porte une peinture profonde et brillante, ce qui change la méthode par rapport au matériel militaire : davantage de ponçage et de lustrage, très peu de patine. Si vous représentez la voiture après la course, la référence sert encore : elle montre où la gomme et la poussière se déposaient et par où coulait l'huile.
Sur une voiture de course, les décalcomanies font l'essentiel de l'effet final, et c'est aussi là que le montage échoue le plus souvent. Les grandes surfaces imprimées doivent se poser sans bulle et sans bord argenté, ce qui réclame un fond vraiment lisse et brillant, et de la patience. Les photographies aident jusque-là : elles montrent où l'habillage s'arrête exactement sur la carrosserie et comment il épouse les arêtes, ce qu'une planche à plat ne laisse pas devenir.
D'autres ouvrages sur les machines et leur technique se trouvent dans les livres de référence.