Une escadre entière sur une seule étagère : c'est tout l'intérêt du 1/2000. Un porte-avions de 316 mètres se réduit ici à moins de 16 cm, et un cuirassé de la Seconde Guerre mondiale à une petite douzaine. Vous pouvez donc aligner côte à côte une formation navale qui, dans un format plus grand, occuperait une armoire complète.
La section réunit des coffrets d'escadre moderne regroupant plusieurs bâtiments, un cuirassé britannique vendu seul et un porte-avions livré déjà monté, prêt à rejoindre la collection. À cette taille, la construction se joue sur la propreté des arêtes et sur la peinture, pas sur le nombre de pièces. Les conseils plus bas expliquent comment travailler ce format et quoi prévoir sur le plan de travail.
À cette échelle, le sujet n'est plus le bâtiment mais la formation. Un porte-avions de 316 mètres tient dans 16 cm, un cuirassé de 227 mètres dans 11 : vous pouvez donc poser un groupe aéronaval complet sur une planche large comme un cahier, ce qui est impossible dès le 1/700. La contrepartie est connue : les tourelles font moins d'un millimètre et le moindre excès de colle se voit.
Travaillez aux brucelles et sous une loupe, sur un fond clair. Détachez les pièces à la lame plutôt qu'à la pince, et dégrappez au-dessus d'un plateau : une pièce tombée à cette taille est une pièce perdue. Collez par points, avec une colle qui ne file pas.
Les couches doivent rester très diluées, sinon elles noient les détails gravés. L'aérographe donne le gris de coque en deux passages ; un pinceau rond très fin suffit pour les ponts d'envol et la flottaison. Un vernis mat unifie l'ensemble et masque les différences de brillance.
Une escadre se lit mieux en ordre de marche qu'en rang d'oignons. Décalez les coques, peignez les sillages, et le relief viendra de la mer plutôt que des pièces. Un bâtiment livré déjà monté peut servir de point d'ancrage visuel à la formation.
L'ensemble des échelles navales, du 1/35 au 1/3000, est réuni dans les maquettes de bateaux.