Entre le 1/350 des vitrines et le format compact du 1/700 se glisse le 1/500, échelle des destroyers britanniques et des transatlantiques. On y construit deux destroyers de la Royal Navy et une classe entière, deux paquebots polonais, dont l'un dans sa livrée de transport de troupes de 1943, un porte-avions nucléaire américain et un cuirassé japonais en version uchronique.
Les tailles obtenues couvrent tout l'éventail : 17 cm pour un destroyer de 85 mètres, 32 pour un paquebot de 160, 53 pour le cuirassé et 67 pour le porte-avions. C'est l'échelle de ceux qui trouvent le 1/700 trop menu et le 1/350 trop encombrant, et qui acceptent en échange une offre de pièces de détaillage plus réduite.
Le 1/500 n'a jamais été une échelle de masse, et c'est précisément ce qui la rend intéressante : les sujets y sont choisis, pas répétés. Un transatlantique converti en transport de troupes, un destroyer d'escorte, un cuirassé qui n'a jamais existé sous cette forme — autant de pièces qu'on ne croise pas dans toutes les vitrines. Les coques sont assez grandes pour que la gravure de pont se peigne, assez petites pour se construire en quelques soirées.
Il n'existe pas de planche dédiée à cette échelle. Les rambardes et escaliers universels proposés pour les échelles voisines passent très bien, à condition de choisir d'après la hauteur réelle de la pièce et non d'après le chiffre imprimé sur le sachet.
Sans pièces rapportées, tout repose sur la propreté de la flottaison, la justesse du gris et une patine mesurée. Un lavis dans les joints de pont et quelques traînées de rouille suffisent à donner du relief.
Les échelles voisines mieux fournies sont le 1/350 et le 1/600.