C'est l'échelle navale la plus répandue au monde, et de loin la plus fournie de ce catalogue : plus de six cents boîtes, soit le double de la deuxième échelle. Un cuirassé y mesure environ 36 cm, un destroyer 16, si bien qu'une escadre entière tient sur la longueur d'une table. La marine impériale japonaise représente à elle seule plus d'un tiers des références, devant les bâtiments américains et britanniques.
Vous y trouverez des porte-avions par dizaines, des croiseurs lourds et légers, des destroyers de toutes les époques, des bâtiments chinois et japonais contemporains et quelques boîtes prépeintes qui dispensent de la mise en teinte de base. C'est aussi l'échelle qui dispose du choix de pièces de détaillage le plus large. Plus bas, nous expliquons pourquoi la plupart des constructeurs navals commencent ici.
Trois raisons se cumulent. D'abord l'encombrement : un cuirassé de 36 cm se range, se transporte et se photographie. Ensuite le choix, qui permet de rester des années dans une seule marine sans jamais reconstruire le même bâtiment. Enfin l'écosystème : rambardes, ponts en bois, tubes d'artillerie et planches complètes existent pour presque toutes les boîtes, ce qui rend la progression naturelle, du montage de série au détaillage intégral.
Une coque de 16 cm, deux ou trois tourelles, une cheminée : le bâtiment s'assemble en une soirée et se peint en deux. C'est la bonne manière d'apprendre la flottaison et le gris de coque avant d'attaquer un grand bâtiment.
Le pont d'envol se peint à plat avant assemblage, et les appareils de pont se traitent en série. Certaines planches de photodécoupe proposent justement les appareils embarqués, qui remplacent avantageusement les pièces moulées.
Quelques références arrivent avec les pièces déjà en teinte. Elles raccourcissent la mise en couleur de base, mais ne dispensent ni du ponçage des joints ni de la patine.
Pour la même scène en plus grand, voyez les maquettes de bateaux au 1/350 ; pour une escadre complète, le 1/1250.